MobilitéSociété
Lille à 30 km/h : ralentir pour changer les usages
Rouler à 30 km/h est aujourd’hui obligatoire dans 88% de la capitale des Hauts-de-France. C’était 20% il y a sept ans. Une bascule rapide et assumée par la municipalité, qui revendique une baisse du bruit et des accidents. Marquages au sol, radars pédagogiques, voies cyclables en double sens : la transformation s’est faite à un coût modéré. Reste à comprendre comment cette nouvelle vitesse s’inscrit dans le quotidien des habitants, des cyclistes et des piétons.
Rue Vantroyen, dans le quartier résidentiel Saint-Maurice. Il est 8h05 et un flot d’automobiles s’égrène devant le collège Martha Desrumeaux. Un bus remonte lentement l’artère. Au sol, un large « 30 » blanc marque la limitation de vitesse. À l’approche du passage piéton, les conducteurs qui roulent à allure modérée, lèvent le pied pour laisser une mère et sa fille traverser. Quelques instants plus tard, les voitures reprennent leur rythme.

88% de la ville à 30 km/h depuis sept ans
Près de 88% du territoire de Lille est aujourd’hui limité à 30 km/h. C’était moins de 20% avant 2019. La mesure prolonge un premier tournant engagé en 2016, lorsque la municipalité avait adopté un nouveau plan de circulation visant à limiter la traversée du centre-ville et à réduire le trafic de transit. « On ne voulait plus d’une ville que l’on traverse, mais une ville où l’on s’arrête », résume Jacques Richir, deuxième adjoint en charge des mobilités. La généralisation du 30 km/h s’inscrit dans cette logique : ralentir sans multiplier les infrastructures lourdes.
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