ÉconomieEnvironnement
Partager plutôt qu’acheter : la proposition des Biens en Commun
Acheter une perceuse ou une plancha a-t-il vraiment un sens ? Ces équipements, souvent coûteux, ne servent que ponctuellement et encombrent nos placards. Les Biens en Commun, une start-up lyonnaise, propose une alternative désirable : les partager grâce à des casiers installés dans des commerces de proximité. Pratique, économique et écologique, cette solution séduit déjà les habitants de Lyon, Paris, Saint-Étienne, Grenoble et Strasbourg.
Un Franprix comme les autres, en plein Paris 11e. Le rayon légumes jouxte celui de l’épicerie et des produits frais. Sauf qu’ici, on y loue aussi des équipements pour la maison, grâce aux casiers connectés des Biens en Commun. Elsa, trentenaire dynamique, est venue y emprunter une perceuse-visseuse pour monter une tringle chez elle. Pas de pièce d’identité, pas de photo à fournir à la restitution. « 30 secondes pour réserver, 15 pour louer, 15 pour restituer », résume depuis Lyon le cofondateur de la start-up, Yann Lemoine. « On le sait, changer ses habitudes n’est pas facile. Alors on a tout simplifié pour éviter le frein de la contrainte ». Elsa confirme : un clic pour réserver, un code pour ouvrir le casier, et c’est parti.
Une solution économique pour l’utilisateur

Il y a un an, lors de son emménagement dans le 12e arrondissement, Elsa a déjà eu besoin d’une perceuse. Prête à la louer chez Leroy Merlin, elle a reculé devant le prix. Après quelques recherches en ligne, elle a découvert Les Biens en Commun et n’a plus hésité. « C’est la location la moins chère, je pense, se souvient cette consultante en environnement. La perceuse coûte 5 euros pour deux heures, 8 euros pour la journée ». Un tarif qui la laisse encore surprise. Comment la start-up peut-elle proposer des prix aussi bas ? Deux raisons principales, avance Yann Lemoine. D’abord, le coût d’achat initial est couvert par les commerces partenaires. Ils paient en effet un abonnement de 99 euros par mois pour héberger les casiers (un investissement compensé par une rétrocession de 15% sur le chiffre d’affaires généré). <!–more–>
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