SociétéSolidarité

Par Marie Le Marois, le 11 février 2026

Journaliste

Au décès d’un proche, se reconstruire avec Vivre Son Deuil

@Marcelle

Perdre un enfant, un parent ou un conjoint est une épreuve difficile à surmonter. Pouvoir confier sa peine à une oreille attentive s’avère être un cadeau inestimable. C’est ce que propose la Fédération Européenne Vivre Son Deuil qui rassemble neuf associations régionales en France. Celle d’Aquitaine, basée à Bayonne, a soutenu en 2025 une cinquantaine de personnes endeuillées. Les bénévoles, formés à l’écoute et à l’accompagnement, proposent groupes de parole, entretiens individuels, cafés deuil et ateliers.

Les fêtes de fin d’année restent une période difficile pour Françoise. Un temps où la tristesse percute la joie. Il y a toujours « la chaise vide », des dates « qui vous ramènent à votre histoire et vous replongent dans la tristesse », confie, le regard embué, cette femme élégante. Dix-sept ans que sa fille n’est plus, morte d’une hémorragie cérébrale. L’étudiante avait 20 ans et la vie devant elle. Sa disparition brutale est un choc indicible pour sa maman. Elle est alors anéantie, mais doit rester debout. Pour son fils de 10 ans et pour gérer l’urgence : déménager l’appartement à Bordeaux, trier les affaires, récupérer l’acte de décès à la mairie, résilier la mutuelle étudiante, le téléphone.

Désespoir et solitude

Vivre Son Deuil Aquitaine jouxte les pompes funèbres et la chapelle funéraire @Marcelle

À ces tracas administratifs, qu’elle affronte tel « un robot », s’ajoute la froideur de ses interlocuteurs : « Je n’avais aucune humanité en face de moi », se souvient cette sexagénaire dans les locaux de Vivre Son Deuil Aquitaine, situé à côté des Pompes Funèbres Générales et d’une chapelle funéraire à Bayonne. Il y a aussi la maladresse des autres, comme cette voisine qui lui parle de la mort de son chat alors qu’elle vient de perdre sa fille. Pendant un mois, son entourage l’entoure, la réconforte, la soutient. « Puis tout s’est arrêté. Je me suis retrouvée seule. C’est terrible, cette solitude », lâche celle qui était alors assistante en somatologie.

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