AgricultureEnvironnement

Par Frédérique Hermine, le 7 mai 2026

Journaliste

Terre Apara, l’outil collectif qui accélère la résilience du vignoble provençal

Une lecture fine du fonctionnement des sols ©Terre Apara

Le programme Terre Apara, « protéger la terre » en provençal, n’est ni un label, ni une certification. Cet outil d’apprentissage collectif et évolutif, initié par le syndicat des Côtes-de-Provence, est un laboratoire à ciel ouvert. Il redéfinit, parcelle après parcelle, une viticulture méditerranéenne capable de faire face aux défis climatiques.

Dans le paysage des initiatives viticoles engagées face au changement climatique, le programme Terre Apara s’impose comme une expérimentation collective. Elle est à la fois structurée, pragmatique et profondément ancrée dans les réalités agronomiques du vignoble. Loin des discours didactiques, ce projet porté par les acteurs des Côtes-de-Provence revendique une approche méthodique. Elle est fondée sur l’analyse, mais également sur l’échange pour une montée en compétence progressive des viticulteurs.

Fosses pédologiques pour une analyse des sols à la parcelle © Terre Apara

Son originalité tient dans l’articulation entre science du sol, intelligence collective et adaptation concrète des pratiques. À l’origine, un constat inquiétant : « Le faible taux de matière organique dans les vignes provençales empêche de retenir l’eau quand il pleut », annonce en préambule le président des Vins de Provence, Éric Pastorino. « Dans une région où la sécheresse s’intensifie, plus de 2,1 degrés en cinquante ans et une durée de sécheresse multipliée par deux, la question du sol est devenue centrale ». Non seulement comme support de production, mais comme véritable réservoir hydrique et levier de résilience.

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