Mieux connaître le crabe bleu pour mieux vivre avec
Il est bien plus gros que ses congénères avec ses quinze centimètres d’envergure, mais c’est surtout à la teinte de ses pinces et de ses pattes qu’on le reconnaît : le crabe bleu. Originaire des côtes atlantiques américaines, Callinectes sapidus – son nom scientifique – a colonisé les eaux de la Méditerranée en même temps que le commerce s’y est développé. Jusqu’à représenter aujourd’hui une menace pour de nombreuses espèces locales et l’équilibre des écosystèmes. Des chercheurs tentent de comprendre son comportement pour réguler l’espèce.
Avec ses jolis reflets bleus, on le croirait presque inoffensif. Jusqu’à ce que l’on aperçoive ses pinces, puissantes et tranchantes. Le crabe bleu fait partie des espèces invasives qui sévissent en Méditerranée, décimant les populations de poissons et lacérant les filets des pêcheurs. Aperçu pour la première fois dans les années 1950 (lire bonus), il y est désormais pleinement établi.
« On ne peut pas l’éradiquer, mais on peut trouver des façons de le réguler pour limiter son impact », expose Guillaume Marchessaux, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), affilié à l’institut méditerranéen d’océanologie (MIO). Spécialisé depuis cinq ans dans l’étude de l’envahissant crustacé, il s’est récemment lancé dans une mission pour comprendre sa dynamique de population.
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