Maewan, l’odyssée qui veut relier les peuples et l’avenir
En dix années d’existence, l’association Maewan a réussi à incarner une nouvelle génération d’acteurs du développement durable capables de mêler exploration, sport, science, pédagogie, plaidoyer et actions de terrain. Une grande aventure maritime devenue un laboratoire itinérant pour imaginer d’autres manières d’habiter la planète. Mais aussi un levier de transformation écologique, éducative et sociétale.
Depuis près d’une décennie, l’association fondée par Erwan Le Lann et de Marion Courtois parcourt les océans pour documenter les effets du changement climatique, créer des ponts entre les cultures et sensibiliser les citoyens aux enjeux du développement durable. Le projet de Maewan, mot-valise associant leurs deux prénoms, naît de la rencontre de parcours atypiques : celui d’Erwan Le Lann, guide de haute montagne habitué aux expéditions dans les régions les plus reculées du globe, et celui de Marion Courtois, directrice pendant quinze ans pour plusieurs ONG internationales, spécialiste des zones de conflit et des crises humanitaires.
Au fil de ses missions au Honduras, au Guatemala, au Tchad, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, en Syrie ou encore en Palestine, la présidente de Maewan développe la conviction profonde que l’aide humanitaire, aussi indispensable soit-elle, intervient souvent trop tard. « J’ai eu un jour la sensation de mettre toujours les mêmes pansements. Nous savons aujourd’hui monter un camp de réfugiés en quelques jours. Mais dix ans plus tard, ces camps sont toujours là. Certains existent même depuis plusieurs générations. »
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