À Lille, on casse le bitume pour rafraîchir la ville
En réponse au défi climatique, à Lille, la transformation est à l’œuvre. Cours d’école, places et espaces publics sont progressivement revisités pour laisser davantage de place à la végétation, à l’eau et au vivant. Une stratégie qui permet de remplacer le béton par de nouveaux îlots de fraîcheur.
Le bruit des marteaux-piqueurs et de la pelleteuse a remplacé celui des enfants en récréation. Cet été, à l’école Montessori de Bois-Blancs, les ouvriers cassent la cour entièrement goudronnée pour laisser la place à un nouvel espace fait de pelouse, d’arbres et de sols perméables.
L’idée remonte à 2018, après un été particulièrement chaud. « Suite aux fortes chaleurs, Martine Aubry (maire de l’époque, ndlr) avait décidé d’allouer une enveloppe budgétaire supplémentaire pour végétaliser les neuf cours d’école sans aucun arbre », explique Charlotte Brun, actuelle deuxième adjointe et déjà dans l’équipe municipale lors de cette précédente mandature.

La Ville a déboursé 400 000 euros par an sur la période 2019-2021 pour ce plan. En 2021, elle franchit une nouvelle étape : il ne s’agit plus seulement de planter des arbres, mais de désimperméabiliser. Lille devient alors l’une des premières communes françaises à retirer le bitume pour rendre les sols à nouveau perméables. Depuis, 17 cours sur 79 ont bénéficié du dispositif et la végétalisation a été renforcée dans toutes les écoles lilloises. Près d’un million d’euros par an y est consacré.
L’école Montessori, un laboratoire grandeur nature
<!–more–>
Abonnez-vous pour lire la suite
Soutenez un média indépendant et accédez à tous nos articles.
- Je lis la totalité des articles de Marcelle,
- Je suis invité aux évènements,
- Je soutiens un journalisme indépendant.