Les salines de Rémire-Montjoly, un écosystème unique sous haute protection
À l’est de Cayenne, les salines de Rémire-Montjoly symbolisent une porte d’entrée dans la nature guyanaise. Entre la grande plage de sable fin, l’une des rares du littoral, et le long ruban de mangrove, le site offre une bulle de verdure protégée. Propriété du Conservatoire du Littoral, elle est gérée et surveillée par l’association de protection de l’environnement Kwata. Cette zone de 64 hectares est à la fois un refuge pour la biodiversité et un espace pédagogique à ciel ouvert.
Dans ce paysage ponctué d’arbres à boulets de canon aux fleurs écarlates, de cactus cierges, de palétuviers et de palmiers awara, on vient se ressourcer, observer et comprendre un écosystème singulier. À condition de rester sur les sentiers balisés. Ici, l’eau douce des pluies rencontre l’eau salée des grandes marées. « Historiquement, le niveau d’eau montait beaucoup plus haut, mais avec l’urbanisation de la zone, des habitations se retrouvaient régulièrement inondées » explique Benoît de Thoisy, conseiller scientifique, directeur de l’association Kwata, gestionnaire du site. « On doit donc dévider les salines pour que le trop-plein se déverse vers la mer ».
Ce va-et-vient façonne un écosystème unique, mais l’urbanisation impose une gestion délicate entre fonctionnement naturel et protection des habitations. Le site est menacé par l’érosion et le pillage des plantes. Les cactus cierges, espèces endémiques participant au maintien du cordon dunaire, sont souvent volés pour agrémenter les jardins.

Un écosystème unique, mais fragile
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