La non-violence au cœur des combats écologiques
Du 21 septembre au 2 octobre, la Quinzaine de la non-violence et de la paix a investi l’agglomération lyonnaise. À travers cinés-débats, conférences et ateliers, le Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) a suscité réflexions et discussions, notamment autour de la transition écologique. Philippe Blancher, coordonnateur de la Quinzaine, explique pourquoi la non-violence est nécessaire pour préserver la planète.
Inondations, incendies, disparitions d’écosystèmes, canicules… Les catastrophes naturelles se multiplient ces dernières années en France et ailleurs. Les études et les scientifiques sont formels : l’érosion de la biodiversité et le dérèglement climatique mettent en péril la survie de l’humanité à moyen terme et dégradent considérablement ses conditions de vie.
Face à l’urgence, des scientifiques, des mouvements de citoyens et une poignée de gouvernements s’engagent pour le climat à travers le globe. Et contre la brutalité d’un monde où le langage de l’agressivité, de l’outrance et de la guerre règne, certain·es ont choisi la non-violence pour mener leurs combats environnementaux, comme le MAN.
Imaginer collectivement des visions positives du futur
Dans cette perspective, tout au long de l’année, l’association dirige sur le territoire des actions concrètes. Comme l’explique Philippe Blancher, la Quinzaine est un de ces temps forts : après un colloque d’une journée sur l’action de Martin Luther-King et son héritage – à l’occasion des 60 ans de sa venue à Lyon en mai 1966 – l’association organisait le 29 septembre, à la Maison de l’Environnement, un atelier sur la non-violence dans les transitions écologiques. L’idée de cette soirée : imaginer collectivement des visions positives du futur et réfléchir à la manière de lever les blocages, grâce à des stratégies et des actions pacifistes.
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