AlimentationSolidarité
À Lyon, une résidence culinaire accueille des chefs exilés
C’est un projet qui mélange lutte contre la précarité alimentaire, écologie et accueil de personnes exilées : au sud de Lyon, l’association Le Faitout propose une résidence culinaire à un ou une cheffe d’origine étrangère. Une façon de faire voyager nos papilles, de promouvoir une nourriture saine et respectueuse de la planète, le tout à bas prix.
« On m’a appelé pour me proposer la résidence. Je me suis dit que c’était un signe », rembobine la cheffe Susana Daza. À La Mulatière, petite commune située au sud de la métropole de Lyon, un tiers-lieu engagé et gourmand de 750 m2 propose aux habitants du quartier de venir découvrir des saveurs d’ailleurs. Car ici, un restaurant solidaire, bio et végétarien, installé depuis 2023 dans l’ancienne cantine des cheminots de la SNCF, a monté un projet innovant : des résidences culinaires destinées à des personnes issues de l’exil. Pensée par trois associations – Singa, Belle Bouffe et Le Faitout – l’initiative a rapidement eu du succès.
Dans un désert alimentaire et populaire
« La première résidence a eu lieu en juin 2024. On a accueilli Lydia, cheffe éthiopienne qui a expérimenté le concept : mettre à disposition une cuisine professionnelle à quelqu’un qui a vécu l’exil, explique le directeur du Faitout, Baptiste Peycelon. L’idée est d’accueillir celles et ceux arrivés sur le territoire français et régularisés. Auto-entrepreneurs, ils doivent être en capacité de produire une spécialité culinaire de leur pays, tout en prenant en compte la charte alimentaire, une cuisine végétarienne, de circuit court, de saison et biologique ».
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