ÉducationSolidarité

Par Olivier Martocq, le 30 janvier 2026

Journaliste

Au Cap-Vert, le pari du retour utile

© Ensemble pour le Cap-Vert

Sur l’île capverdienne de Santiago, aux portes du parc national de la Serra Malagueta, une maison d’hôtes se distingue parmi les structures touristiques qui tendent à se multiplier. « Côté de France » est tenue par une Française mariée à un Capverdien. Quand le couple fait le pari d’aller vivre dans cet archipel de dix îles, ce n’est pas encore un eldorado pour tour-opérateurs. Dans ce pays où le tourisme représente désormais près d’un quart du PIB, Magali Barbosa Correia-Lefévère, incarne une immigration originale, qui conjugue entrepreneuriat et militantisme social.

Elle a découvert le Cap-Vert en 1997, au bras de son mari capverdien. Arrivé tout bambin en France avec ses parents, ce dernier y retournait pour la première fois. Choc culturel et coup de cœur immédiat pour “ce pays de lumière et d’humanité”. Après des allers-retours répétés, le couple décide de s’y installer durablement, avec ses deux enfants alors âgés de 6 et 4 ans. À rebours de l’expérience vécue par la famille de son mari, venue chercher en France des débouchés économiques. « Les habitudes, la culture, la langue… tout était nouveau », confie-t-elle.

Ce choix était précurseur d’une tendance encore timide, mais réelle, de retour au pays, portée par des Capverdiens de deuxième ou troisième génération, formés en Europe notamment, et désireux de contribuer au développement de leur terre d’origine. « Aujourd’hui, des jeunes reviennent, créent des entreprises, des emplois. Ils participent à une dynamique positive pour ce pays complexe car profondément insulaire et organisé autour d’un archipel d’îles parfois éloignées », souligne Magali Barbosa Correia-Lefévère. Dans ce pays où le service et le tourisme sont devenus les moteurs de la croissance économique, contribuant à près de 26% du PIB et générant une part importante de l’emploi formel, ce retour d’expatriés qualifiés apparaît comme un levier pour diversifier et structurer l’économie locale.

Entre tourisme et impact social

<!–more–>

Abonnez-vous pour lire la suite

Soutenez un média indépendant et accédez à tous nos articles.

  • Je lis la totalité des articles de Marcelle,
  • Je suis invité aux évènements,
  • Je soutiens un journalisme indépendant.