Santé
Déserts de santé : les petites communes en opération séduction
[municipal’idées] Six millions de Français n’ont pas de médecin traitant, soit 11% de la population. Une réalité qui concerne particulièrement les habitants des territoires ruraux. Plutôt que subir la situation, des mairies se mettent en quatre pour inciter les professionnels de santé à s’installer dans leur commune. Avec plus ou moins de succès.
En France, 87% du territoire est classé en désert médical, selon les chiffres du gouvernement (lire bonus). Dans le Vaucluse, Christian Gros, maire depuis 1989 de Monteux (entre Avignon et Carpentras), a été témoin de la raréfaction des généralistes. « On en comptait huit il y a dix-vingt ans en arrière, contre quatre qui reçoivent en consultations aujourd’hui, alors qu’il y a plus d’habitants qu’avant », souffle celui qui tirera sa révérence à l’issue du prochain scrutin.
Si la pénurie ne touche pas cette bourgade de quelque 13 000 âmes, ces professionnels de santé ne sont pas suffisants pour répondre à la demande. C’est pourquoi la mairie a ouvert au début de ce mois de février un centre médical municipal transitoire (CMMT).
Action, réaction

La différence pour les patients avec un cabinet classique ? Aucune. Ils sont reçus par des médecins et pris en charge dans les mêmes conditions. C’est dans l’ombre que les changements se repèrent. Lors de l’ouverture du lieu d’abord, puisque c’est la Ville qui a acquis le local, l’a aménagé et équipé de tout le matériel nécessaire. « Au quotidien, une secrétaire payée par la municipalité s’occupe de toutes les démarches administratives à la place des médecins. En résumé : on les met dans une situation confortable pour qu’ils puissent exercer leur cœur de métier », avance l’élu.
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