CultureSociété

Par Agathe Perrier, le 9 février 2026

Journaliste

Sur les tournages, le consentement n’est plus une option

Photo d'illustration © Pixabay

Le métier de coordinatrice d’intimité se démocratise désormais sur les plateaux de tournage en France. Exercé à ce jour uniquement par des femmes, leur rôle n’est pas de censurer les scènes intimes, mais de s’assurer qu’elles se jouent dans le respect du consentement des comédiens et comédiennes, tout en garantissant l’intention souhaitée par le réalisateur. Un juste équilibre qui repose en grande partie sur une bonne communication.

C’est un métier qui n’existait pas en France il y a encore dix ans : coordinateur d’intimité. Depuis le mouvement #MeToo et la prise en considération des questions de consentement et de sécurité dans le monde du cinéma, il est apparu sur les plateaux de tournage. D’abord aux États-Unis avant d’essaimer dans le reste du monde, notamment dans l’Hexagone (lire bonus). Avec pour objectif de superviser les scènes d’intimité, de nudité ou de violences sexuelles. « Mon rôle n’est pas de censurer ou de juger, pose Julie de Bohan, seule coordinatrice d’intimité dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Je suis là pour comprendre les intentions du réalisateur/de la réalisatrice, savoir jusqu’où les comédiens et comédiennes sont prêts à aller et assurer que tout ça soit respecté lors du tournage ».

Depuis un an qu’elle exerce, après vingt ans passés dans le conseil, l’agenda de Julie de Bohan ne désemplit pas. Pour le seul mois de janvier, elle a enchaîné une demi-douzaine de tournages. Il faut dire que la France ne compte qu’une dizaine de coordinatrices d’intimité – un féminin de rigueur puisqu’elles ne sont que des femmes actuellement.

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