Santé
Contre le cholestérol, la piste génétique peut sauver des vies
Une personne sur 250 dans le monde, soit plus de 270 000 en France, souffre d’un excès de cholestérol lié à un facteur génétique. Un caractère héréditaire ignoré par beaucoup, même par le corps médical, alors qu’il augmente le risque de développer précocement des maladies cardiovasculaires. Pour sensibiliser les médecins et mieux diagnostiquer les personnes concernées, des professionnels de santé ont créé un réseau de dépistage pilote dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Pour les personnes présentant une hypercholestérolémie – un taux de cholestérol trop élevé dans le sang – la consigne des médecins est généralement sans appel : manger équilibré, bouger plus, éviter les excitants comme le tabac et l’alcool. Sauf que, pour un patient sur 250, ce changement d’habitudes n’a aucune incidence. Leur dysfonctionnement lipidique est en fait là depuis l’enfance, sans manifester de symptôme. « Ils ne découvrent leur excès de cholestérol que très tardivement, quand ils font leur premier bilan lipidique. Et encore faut-il que le médecin pense à la piste familiale », indique Michel Garnier, généraliste membre de l’organisation professionnelle des médecins libéraux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (URPS ML Paca).
Si les personnes concernées sont alors mises sous traitement, ce n’est pas le cas de leurs proches, qui souffrent peut-être aussi de la maladie. Or, cette accumulation de cholestérol dans le temps, sans prise en charge, expose à un risque élevé d’accidents cardiovasculaires (infarctus, AVC, malaises cardiaques) avant l’âge de 50 ans, versus 70 ans pour la population moyenne. <!–more–>
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