CultureSolidarité
Des festivals accessibles à tous, quel que soit le handicap
La saison des festivals s’ouvre, et l’accessibilité y gagne du terrain. Plateformes surélevées, gilets vibrants… Les organisateurs multiplient les solutions pour ne laisser plus personne au bord de la scène. Car il reste du chemin à parcourir. C’est pourquoi la Fondation Malakoff Humanis s’y emploie en accompagnant 26 festivals en 2026. Grand Amour Festival, lui, n’a pas besoin de ce soutien : l’accès pour tous est cœur de son ADN. Cet évènement électro, les 15 et 16 mai prochains à Aix-en-Provence, montre que fête et inclusion jouent la plus belle des partitions.
Parce que la culture doit être un droit pour tous, l’accessibilité dans les festivals n’est plus une option, mais une obligation morale. Pourtant, force est de constater que, si elle s’est améliorée au cours des dernières années, trop de personnes en situation de handicap se sentent encore exclues. « Déjà le prix prohibitif ! Quand on vit avec l’allocation handicap, on ne peut pas se payer une place de concert », pointe Céline Panciatici. Cette Marseillaise en fauteuil électrique dénonce également les lieux non carrossables – « parcs, gravillons, marches ». Le moyen de transport – « comment je reviens chez moi le soir après un concert ? » Et, même si ce point n’arrête pas l’intrépide, la foule – « elle peut fait peur aux personnes aveugles, qui ne distinguent rien », rapporte cette fidèle du Marseille Jazz des Cinq Continents et du Delta Festival.
♦ Selon le baromètre de la fondation handicap Malakoff Humanis, les principaux freins cités par les personnes en situation de handicap sont le prix (40%), l’affluence (27%) et l’accessibilité des lieux (19%).
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