Et si les agriculteurs étaient payés pour protéger l’environnement ?
Dans l’Hérault, sur le bassin de Thau, les « paiements pour services environnementaux » sont expérimentés depuis cinq ans. Les pratiques favorables à la nature peuvent ainsi être évaluées et rémunérées. Une manière d’accompagner concrètement une transition agricole devenue indispensable face aux sécheresses et aux bouleversements climatiques.
Préserver la nature a un coût. Pour un agriculteur, installer une haie, maintenir un couvert végétal entre les rangs de vigne ou réduire certains traitements demande du temps, du matériel et parfois une prise de risque. Les paiements pour services environnementaux (PSE) partent d’une idée simple. Puisque ces pratiques bénéficient à l’ensemble de la société, elles peuvent aussi être rémunérées.
« Le principe est de rétribuer les agriculteurs pour les services qu’ils rendent à la société au travers de leurs pratiques », explique Cora Dhillit-Lemonnier, technicienne agronome, chargée de mission agroenvironnement de Sète Agglopôle Méditerranée.
Cette logique permet de reconnaître une valeur économique à des actions dont les bénéfices dépassent largement les limites de l’exploitation en se répercutant positivement sur la qualité de l’eau, la biodiversité, la protection des sols…
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