Environnement

Par Marie Le Marois, le 21 septembre 2026

Journaliste

Pour sauver la biodiversité, des citoyens protègent un bout de nature

Fondation René Clément ©Marcelle

Tout propriétaire a le pouvoir de sanctuariser pour près d’un siècle son terrain, une parcelle ou même une simple mare, grâce à un outil juridique méconnu : l’ORE (Obligation réelle environnementale). Depuis sa création en 2016, plus de 300 contrats ont déjà été signés. Une solution gagnante pour la planète, mais aussi pour ses habitants et les générations futures.

Enfant, Jacques-Eloi Duffau a été profondément marqué par l’arrivée de l’agriculture productiviste, chez lui, dans la vallée de la Garonne. « Avec le remembrement, tout a été effacé : le bocage avec ses petits champs, les fossés, les rivières. À la place, des champs de maïs à perte de vue », se souvient cet homme de 78 ans. Alors quand il cède son entreprise à son fils, il n’a qu’une obsession : protéger l’environnement. Pas simplement dénoncer, mais agir. Même après sa mort. « L’ORE permet ça ».

L’ORE ? Un outil juridique méconnu, créé en 2016 par la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (bonus). Qui stipule que tout propriétaire d’un terrain peut protéger durablement la biodiversité. C’est-à-dire tous les organismes vivants et les milieux naturels dans lesquels ils vivent, comme les fossés ou les haies.

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