Société

Par Maëva Gardet-Pizzo, le 23 février 2026

Journaliste

La performance nous tue. Vive la robustesse !

« Ce sont les oiseaux à la périphérie de la nuée qui guident le groupe car ce sont les plus exposés aux fluctuations du monde » @ James Wainscoat / Unsplash

La quête permanente de performance nous a menés à une situation de burn-out généralisé. Notre santé mentale et nos écosystèmes sont à bout. Comment changer la donne ? En priorisant la robustesse. Et bonne nouvelle : la bifurcation a déjà commencé. C’est ce que pense le biologiste Olivier Hamant qui donnait une conférence sur le sujet dans le cadre du festival « Nourrir et relier les mondes », par Opera Mundi à Marseille. Nous y étions.

Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde, dit l’adage. Alors devant la salle pleine à craquer de La Fabulerie, Olivier Hamant s’attelle à interroger un à un certains termes qui trahiraient une vision trop statique de notre monde. Vision qui nous mènerait dans le mur.

Érosion de la biodiversité ? « Avec 70% des animaux vertébrés sauvages perdus en 50 ans, est-ce qu’érosion est le bon terme ? ». Quid de « la sixième extinction de masse ? ». Il lui préfère celui de « première grande extermination ». Tant le phénomène se déploie de manière rapide comparé à l’extinction des dinosaures.

Réchauffement ou dérèglement climatique ? Là, c’est le second terme qu’il trouve le plus adéquat, le premier minimisant toute l’instabilité que génère le changement climatique.

Burn-out planétaire

Olivier Hamant. ©Ulysse Raibaldi / Opera Mundi

Olivier Hamant est biologiste. Aujourd’hui, il anime une conférence sur le thème « Se nourrir des fluctuations du monde », une des dernières du cycle de programmation « Nourrir et relier les mondes » proposé par Opera Mundi (bonus).

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