L’aéroport de Toulon-Hyères fait voler les abeilles
Les abeilles sont devenues l’un des symboles de la lutte pour la défense de l’environnement. L’aéroport de Toulon Hyères a profité de la troisième édition de l’opération « Des fleurs pour les abeilles » pour mettre en avant ses ruchers. Prétexte tout trouvé pour dévoiler sa stratégie environnementale. Un aller-retour à Hyères s’imposait et je n’ai pas été déçu.
Les opérations de comm’ sur le sujet sont légion – ce qui n’est pas une critique – afin que le grand public reste mobilisé : ne relâche pas la pression sur les pesticides, les faux miels, la mise en place de labels de qualité incontestables pour l’information du consommateur etc… Il ne se passe pratiquement pas un jour sans que je ne reçoive un mail de Vinci. Quand on pèse plus de 43 milliards, qu’on emploie 211 000 personnes dans 100 pays dans des secteurs aussi divers que la construction, l’énergie, les concessions d’autoroutes, de parking ou d’aéroports, cela donne beaucoup d’informations dont abreuver les journalistes. Le mail concernant AirPact en provenance de l’aéroport de Toulon aurait été glissé directement dans la corbeille si son titre « L’abeille, meilleure ouvrière de France » n’avait attiré mon attention. Il mentionnait de plus une manifestation destinée au grand public et plus particulièrement aux enfants « dans le cadre du programme national Abeille, sentinelle de l’environnement® et de notre partenariat avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française » : les APIdays®.
L’aéroport, un site favorable aux abeilles !
L’apiculteur qui accueille les visiteurs s’appelle Sylvain d’Estre. Formateur dans une première vie, il s’est lancé dans le métier par passion il y a 4 ans, après avoir reçu une formation d’un an au CFPPA de Hyères et obtenu le brevet de responsable agricole, spécialisation apiculture. Dans le cadre du fameux partenariat mentionné par Vinci, il a installé trois colonies dans l’enceinte de l’aéroport. Ce qui lui permet de comparer la productivité et la qualité de leur miel par rapport à d’autres, disséminées dans la commune très étendue et très agricole de Hyères. Et là, surprise ! Son rucher de l’aéroport est pour la seconde année celui qui produit le plus. « On sait que quand on est sur des zones où il y a de l’électromagnétique, cela rend les abeilles agressives. Ça n’est pas le cas ici. Et j’ai une intuition : les abeilles se sont habituées au bruit et au trafic qui mettent à distance d’autres insectes et des prédateurs comme les oiseaux. D’où une tranquillité paradoxale ». La miellée est importante, constate l’apiculteur, alors que les conditions météo n’étaient pas favorables cette année. Mais depuis 10 ans, l’aéroport ne traite plus la totalité de ses espaces verts et 80% des engins de pistes sont électriques, gages d’un environnement plutôt sain pour les abeilles.
L’apiculteur, un paysan très affairé !

Comment reconnaître un bon miel ?

Le miel est le reflet d’un terroir. Comme pour le vin, il y a des termes à connaître. Avant de le porter à sa bouche il faut le regarder et le respirer. • Sa robe, unie et uniforme, peut prendre des teintes distinctes allant du blanc au noir, en passant par une palette de jaunes, de roux, d’oranges et de marrons. • Son odeur doit être discrète, délicate. Certains miels comme celui de lavande sont typés et évocateurs. • Sa texture va de dure à liquide, en passant par crémeuse. La cristallisation est une constante et dépend du taux de glucose. Aux deux extrémités de l’échelle : le miel de lavande cristallisera le plus vite, le miel d’acacia le plus lentement.
Et Vinci dans tout ça ?
Ayant été passionné par cette rencontre et les informations recueillies, je vais en signe de remerciement conclure cet article par l’information que Vinci entendait faire passer par mon canal. « Nous sommes fiers de pouvoir présenter des chiffres encourageants pour l’Aéroport Toulon Hyères : -6%* de consommation d’énergie, -25%* de consommation d’eau par passager, 97% des déchets dangereux valorisés ». Autant de bonnes nouvelles pour l’environnement. ♦