Agriculture

Par Frédérique Hermine, le 12 février 2026

Journaliste

Le labo de Bandol pilote la vigne comme une F1

Vue mer sur la baie de La Ciotat de l’hémicycle de vignes du Château Pibarnon entre oliviers, cyprès et chênes verts © F. Hermine

En lançant une vaste étude climatologique sur le comportement de la vigne face au manque d’eau et aux fortes chaleurs, l’appellation de Provence entend se donner les moyens d’affronter les aléas du dérèglement climatique afin de continuer à produire de grands vins. Un laboratoire à ciel ouvert pour fournir une palette d’outils aux vignerons.

Niché dans un amphithéâtre naturel tourné vers la Méditerranée, protégé des vents du nord par la Sainte-Baume et le mont Caume, le vignoble de Bandol jouit d’un ensoleillement abondant, d’un mistral régulier, mais de l’une des pluviométries les plus faibles de France. Sur 1500 hectares, 72 domaines et quelque 300 coopérateurs doivent composer avec un terroir déjà très sec, désormais soumis à des déficits hydriques répétés et des canicules de plus en plus fréquentes.

Après deux récoltes difficiles marquées par des déficits de pluviométrie de –25 à –50%, l’ODG (Organisme de Défense et de Gestion) de Bandol a décidé de passer la vigne au scanner et d’objectiver les ressentis des vignerons.  « Nous avons constaté ces dernières années un décalage de récolte en moyenne de mi-septembre, il y a vingt ans, au 15-20 août actuellement. Et une grande amplitude de vendanges selon les cépages et leur localisation, note Stéphane Bourret, directeur de La Bastide Blanche. De surcroît, les gros épisodes de pluie ne rechargent plus les nappes, l’eau ruisselle sans pénétrer ».

Olivier Colombano, directeur et Cédric Gravier, président des Vins de Bandol © F. Hermine

Parcelles sous scanner

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