Solidarité
Les vieux, à quoi ça sert ?
[Causerie] Se sentir utile est un besoin fondamental, aussi vital que celui de se nourrir ou de s’hydrater. Tant que l’on est en pleine possession de ses moyens, cela semble naturel. Mais qu’advient-il lorsque l’on vieillit et que la dépendance s’installe ? Alors, c’est l’équilibre mental tout entier qui vacille. C’est pourquoi certains Ehpad et associations valorisent les compétences de nos aînés. Car à l’heure où le baby-boom se transforme en papy-boom, il est urgent de considérer le grand âge autrement. Marcelle vous propose d’y réfléchir ensemble le 11 juin.
Pour toute personne, il est vital de se sentir utile. Ce besoin touche directement aux fondamentaux de l’être humain : l’estime de soi, le sentiment d’appartenance et la raison d’être. Se savoir utile, c’est se sentir reconnu et vivant. Car l’impression de n’être qu’un fardeau, de ne plus rien avoir à offrir aux autres, peut gravement altérer notre santé mentale. Chez nos aînés, ce sentiment de perte d’utilité peut même conduire au syndrome de glissement (déclin généralisé et rapide de l’état physique et psychique de la personne âgée).
⇒Table ronde ‘’Les vieux, à quoi ça sert ?’’, suivi d’un moment convivial autour d’un verre (et plus). Le 11 juin entre 18 h 45 h et 20 h 15 chez Kawaa, entrée libre sur inscription ici

Pourtant, nos aînés en perte d’autonomie conservent une utilité à bien des égards, même si la société moderne a parfois tendance à sous-estimer leur rôle. Leur rôle est parfois subtil, mais indispensable. Il se mesure en termes de transmission, d’intelligence émotionnelle et de présence, bien plus qu’en productivité pure.
En France, certains établissements de santé placent au cœur de leur projet la valorisation des compétences de leurs pensionnaires. Parallèlement, des associations offrent aux aînés des occasions concrètes de se sentir utiles, en leur permettant de contribuer activement à la société.
Pour nourrir le débat

#Thibaut de St Blancard, coauteur de Bonjour Vieillesse – quand le bien vieillir devient un projet de société et cofondateur des colocations Alzheimer Alenvi en région parisienne, qui met la valorisation des compétences au cœur de son projet.
#Ensemble2générations Marseille, cohabitation intergénérationnelle étudiants chez des séniors. Son credo : ”redonner vie à la vieillesse”
#Henri Le Marois, nonagénaire, cofondateur de Générations et Cultures – dispositifs ‘’Un toit à partager’’ et ‘’Un toit parmi les âges’’ dans les Hauts-de-France. Il co-anime chaque année Les Printemps de l’intergénération autour des bonnes pratiques et projets d’innovation sociale.
#Extraits du film ‘’XUEIV’’, anagramme de Vieux. Film de Patrick Brunie avec Brigitte Fossey et Rufus.