Afin de rendre leurs collections accessibles au plus grand nombre, une dizaine de structures culturelles françaises, pour la plupart de région parisienne, les ont virtuellement réunies au sein d’un musée numérique. Un catalogue mis à la disposition des collectivités pour leur permettre d’enrichir leur programmation culturelle. Reportage à La Ciotat, près de Marseille, où le dispositif, déployé depuis plus de deux ans, a déjà reçu plus de 40 000 visiteurs.
Exposé au musée d’Orsay, à Paris, Les Coquelicots, de Claude Monet, est pourtant contemplé à plus de 800 kilomètres de là. Avec d’autres tableaux, l’image de cette peinture défile sur un écran géant dressé dans la chapelle Sainte-Anne, dans le centre-ville de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). La mairie s’est portée volontaire pour accueillir ce dispositif de musée numérique, baptisé « Micro-Folies », porté par le ministère de la Culture et coordonné par l’établissement public La Villette (lire bonus).
Au total, quelque 6 500 œuvres numérisées sont mises à disposition, issues d’un réseau de près de 500 structures culturelles. « Le catalogue ne compte pas seulement des peintures et des sculptures. Il y a aussi des pièces de théâtre, des opéras, des documentaires… C’est très varié », soulignent les deux médiateurs de l’espace ciotaden, ouvert depuis février 2024.
Sélections personnalisées

Si les 660 Micro-Folies de France et de Navarre – 54 sont à l’étranger – ont accès aux mêmes œuvres, chaque équipe les dévoile à sa manière. À La Ciotat, le contenu des projections varie ainsi chaque jour. Les médiateurs piochent pour cela dans les collections préétablies, et créent aussi les leurs. <!–more–>
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