Éducation
Pour une alternative à l’exclusion au collège
Exclure temporairement un élève est un recours possible pour les enseignants du second degré en cas de comportement perturbateur. Cette mesure peut être sans effet pour l’auteur, voire contreproductive – l’éloigner des apprentissages, favoriser son décrochage ou la récidive. Pour éviter cette dynamique négative, des centres sociaux offrent un accompagnement éducatif aux élèves sanctionnés. Une proposition sur-mesure qui leur permet de prendre conscience de leurs actes, confiance dans leurs compétences et goût à leur scolarité. Reportage au Centre Social Belle-de-Mai, un quartier populaire de Marseille.
Il a la tête penchée et le regard concentré. Youssef s’applique à colorier des montagnes surmontées d’un soleil. Son dessin rejoindra la dizaine d’autres accrochés derrière Marius Plante, le responsable de ”Pour une alternative à l’exclusion”, dispositif du centre social Léo Lagrange Belle de Mai. Le garçon de 12 ans a été exclu deux jours à la demande du CPE (conseiller principal d’éducation). Une bagarre dans la cour, les copains qui le motivent à « aller voir », un garçon qu’il pousse « sans faire exprès ». L’exclusion. Motif : violence. Injuste selon le collégien. « Lui n’a eu qu’un avertissement alors que je n’y suis pour rien et qu’en plus je me suis excusé », glisse-t-il d’une petite voix.
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