Les incroyables capacités des plantes scrutées par les chercheurs
L’été 2026, considéré comme le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures météorologiques en 1900, a mis la biodiversité à rude épreuve. Chaleur, sécheresse, carence… rien n’a été épargné aux espèces. À Marseille, une équipe de chercheuses et de chercheurs s’intéresse justement, depuis près d’un quart de siècle, à la façon dont les plantes s’adaptent à ces conditions fluctuantes. Ils ont exceptionnellement ouvert les portes de leur laboratoire à une vingtaine de curieux pour leur montrer les applications concrètes de leur travail.
Pour les non-initiés, les locaux du LGBP (pour Luminy génétique et biophysique des plantes) s’apparentent vite à un labyrinthe. « C’est aussi le cas pour nous », rassure dans un sourire Célia Kerbrat, l’une des doctorantes de l’équipe. Comme trois de ses homologues, ce mercredi d’octobre, elle aiguille un petit groupe de profanes dans le dédale de couloirs et de doubles portes, le temps d’une visite de deux heures au sein de cette antenne de l’Institut de biosciences et biotechnologies d’Aix-Marseille (BIAM, lire bonus).
Ici, une vingtaine de scientifiques étudie la réponse des organismes photosynthétiques aux pressions environnementales. Les organismes photosynthétiques ? Autrement dit, ceux qui maîtrisent la photosynthèse, cette réaction chimique par laquelle les plantes absorbent la lumière et la transforment en sucres et en oxygène. Une notion que l’on a tous étudiée à l’école et peut-être un peu (trop) oubliée. Or, « son rôle est fondamental : sans photosynthèse, il n’y aurait pas de vie animale sur Terre », rappelle d’ailleurs, en guise d’introduction, l’ingénieure d’études Cécile Lecampion.
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