Le concept des lignes de vélo-bus pour aller à l’école a été récemment remis en lumière à Barcelone, où il rencontre un beau succès. Comme pour le ramassage scolaire, les enfants sont récupérés à des arrêts et horaires prédéfinis, avec casque et vélo. À Marseille, l’association Cyclotopia accompagne les parents d’élèves motivés par ce mode de déplacement. Un moyen de démocratiser la pratique du deux-roues et de l’ancrer dès le plus jeune âge.
8 heures du matin, l’heure de partir à l’école pour nombre de petits Marseillais et Marseillaises. Dans le quartier Sainte-Anne, dans le 8e arrondissement, une poignée d’entre eux, âgés de 6 à 10 ans, fait le chemin en groupe et à vélo, encadrés par leurs parents. Avec l’aide de l’association Cyclotopia, ces derniers ont mis en place une ligne de vélo-bus, opérationnelle depuis le mois de mai. « Le trajet suit un itinéraire précis, ponctué de différents arrêts proches des domiciles, jusqu’à l’école », explique Louise Louchez, chargée de développement au sein de cette structure qui cherche à rendre la pratique de la petite reine plus accessible dans la cité phocéenne (lire bonus). Une mission loin d’être évidente tant la ville manque d’infrastructures facilitant son usage. Sans pour autant décourager certains d’initier leurs enfants au deux-roues.
Trajet en sécurité

La joyeuse bande de l’école élémentaire Sainte-Anne se donne rendez-vous tous les vendredis. Ce dernier vendredi de septembre, deux enfants et deux parents forment le convoi au départ, situé à un kilomètre à vol d’oiseau de l’établissement scolaire, deux en suivant la ligne de vélo-bus. « On a choisi l’itinéraire de sorte à éviter les grands axes », précise Maxime, l’un des papas porteurs du dispositif.
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