ÉconomieEnvironnement

Par Maëva Gardet-Pizzo, le 2 octobre 2026

Journaliste

Chiffrer la nature pour enfin la prendre en compte ?

« Il y a beaucoup de postures idéologiques sur la valeur qu’on accorde au capital naturel. Avec l’idée que l’argent est sale et qu’il ne faut pas mettre du marché partout »

Combien vaut un bal d’oies sauvages un soir d’été ? La question a de quoi agacer. Pourtant, depuis la Révolution Industrielle, des chercheurs s’interrogent sur la valeur monétaire de la nature. Pour certains, attribuer une telle valeur est essentiel pour que les ressources et équilibres naturels soient intégrés aux décisions économiques. Ce qui est encore loin d’être le cas. Dans le cadre du Festival Allez Savoir organisé à Marseille par l’EHESS, j’ai assisté à une conférence sur le sujet.

Que vaut une forêt face à un projet de station photovoltaïque ? Quel prix pour un concert d’oiseaux au petit matin ? Que coûterait la perte d’une zone humide comme la Camargue ?
Questions difficiles, et souvent taboues. « Il y a beaucoup de postures idéologiques sur la valeur qu’on accorde au capital naturel. Avec l’idée que l’argent est sale et qu’il ne faut pas mettre du marché partout », souligne Alan Fustec, ingénieur agronome, docteur en biologie et finance et dirigeant fondateur de Goodwill management.

Ces débats philosophiques sont passionnants. Cela dit, l’activité humaine continue d’accroître son emprise sur les écosystèmes naturels qui se retrouvent souvent sans défense face aux intérêts économiques.

Du global au local, où est la nature ?

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