Le partage d’électricité locale, la nouvelle tendance qui gagne les toits
Après des années d’expérimentation, l’autoconsommation collective (ACC) connaît un vrai engouement dans toutes les régions. Le principe ? Partager entre voisins une électricité renouvelable (solaire, hydraulique ou éolien) produite localement – sur le toit d’un immeuble, par exemple. Ce dispositif permet aux consommateurs de prendre la main sur leur électricité, de développer les énergies renouvelables. Et, désormais, de réduire leur facture.
Sortie de terre cet été, la résidence Corail épouse la colline de l’Estaque, dans le 16e arrondissement de Marseille, et offre au ciel ses toitures constellées d’environ 80 panneaux photovoltaïques. En ce jour ensoleillé d’octobre, ils tournent à plein régime. « L’installation produit quelque 40 MWh par an, soit la consommation électrique moyenne d’une dizaine de familles », explique Timothée Demont, président de Massilia Sun System, une coopérative citoyenne détenue par 280 habitants engagés.
Depuis 2020, la société (MSS pour les intimes) a financé, installé et gère intégralement huit centrales solaires sur les toits de Marseille et ses environs.
Par et pour les citoyens

Leur slogan ? « L’énergie photovoltaïque pour et par les citoyens », résume Timothée Demont, sourire franc et allure joviale. Par les citoyens ? « L’entreprise est gérée par des citoyens de manière bénévole et les centrales sont financées grâce à l’épargne citoyenne (bonus) », poursuit cet enseignant-chercheur en économie à Aix-Marseille Université. Pour les citoyens ? « En réduisant les émissions de CO2, cette production locale d’électricité verte leur permet de devenir acteurs dans la lutte contre ce défi immense que représente le changement climatique. Elle peut aussi alléger leur facture d’électricité ».
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