Par Hervé Vaudoit, journaliste
Spécialisée dans les outils de désinfection et le suivi des procédures de lutte contre les maladies nosocomiales, la start-up MediHandTrace ouvre son capital pour pouvoir s’attaquer à un énorme marché au niveau mondial. Joli pari !

Focus sur l’hygiène des mains


Pour l’heure, MediHandTrace a déployé ses produits à l’IHU, où l’on ne traite que des patients infectés, les a vendus à plusieurs cliniques ainsi qu’à deux hôpitaux parisiens, mais aussi dans des établissements au Liban, en Arabie Saoudite et en Suède. Partenaire du groupe néerlandais Christeyns, spécialisé dans les dispositifs et solutions d’hygiène, la start-up marseillaise est confiante en ses atouts. « Un des avantages que nous avons sur nos concurrents, c’est que notre système peut être installé sur n’importe quel type de distributeur de solution hydro-alcoolique », détaille ainsi Philippe Brouqui. Avec Sha View et MHT kit, lui et ses associés espèrent doubler leur chiffre d’affaires chaque année, en passant à 500 000 euros dès 2019. C’est en tout cas l’ambition de cette ouverture de capital. H.V.
Bonus
- L’IHU (institut hospitalo-universitaire) Méditerranée : La Fondation Méditerranée Infection se présente comme un pôle majeur, stratégique et international de lutte contre les maladies infectieuses, première cause de mortalité dans le monde (17 millions de morts par an), notamment les trois tueurs mondiaux (le VIH, la tuberculose et le paludisme). Pour atteindre cet objectif, l’IHU se décline en trois secteurs d’activité :
-l’innovation de services cliniques spécialisés à la pointe de la technologie avec la réunification de trois services de maladies infectieuses à Marseille
-l’attraction des chercheurs les plus performants au niveau international pour développer la recherche sur les maladies infectieuses
-la transformation de ces connaissances en éléments utiles pour l’homme, qu’il s’agisse de produits diagnostics ou thérapeutiques, comme de partenariats industriels. Outre MediHandTrace, d’autres start-up très intéressantes grandissent là-bas, comme Biosqual, qui développe un antiseptique et anticancéreux à partir d’une substance contenue dans la peau de certaines espèces de requins… Très bientôt dans les colonnes de Marcelle !
Cette concentration d’objectifs et de moyens est abritée par un bâtiment intelligent de 27 000 m² basé sur le site de la Timone, regroupant le soin, la recherche, la surveillance et l’information sur les maladies infectieuses. Il a été inauguré en mars 2018.